• Murmures sauvages
Ce pouvoir est la base de tous les autres pouvoirs d’Animalisme. Le vampire crée un lien empathique avec un animal, lui permettant de communiquer ou de donner des ordres simples. Le caïnite doit capter le regard de la bête et lui transmettre ses pensées par la seule force de la volonté. il n’est pas nécessaire de s’exprimer au moyen de sifflements, aboiements ou grognements, mais certains damnés trouvent que procéder ainsi renforce le lien avec l’animal. Le contact doit être maintenu tout au long du processus ; s’il est brisé, le vampire doit à nouveau plonger ses yeux dans ceux de la bête pour le rétablir. plus la créature est simple, plus il est difficile de contacter sa Bête intérieure. il est relativement aisé de communiquer avec les mammifères, les oiseaux de proie et les grands reptiles, mais les insectes, les invertébrés et les poissons sont trop simples pour que cela soit possible.
Murmures sauvages ne garantit pas qu’un animal acceptera d’écouter le vampire, encore moins qu’il consentira à répondre à une requête. toutefois, le pouvoir met l’animal dans de meilleures dispositions vis-à-vis du damné. La façon dont le caïnite présente ses désirs dépend essentiellement du type de la créature : il peut imposer un ordre à un petit animal, mais il devrait plutôt présenter une requête à un gros prédateur.
Si le vampire utilise avec succès ce pouvoir, l’animal obéit à l’ordre du mieux que lui permettent ses capacités et son intelligence. Seules les créatures les plus brillantes comprennent les directives complexes (des ordres avec des conditions ou faisant appel à la logique abstraite). Les ordres compris par l’animal restent cependant profondément implantés, et peuvent l’affecter un certain temps.
Système : aucun jet n’est nécessaire pour parler avec un animal, mais le personnage doit tout d’abord établir un contact visuel avant (cf. page 153). donner un ordre demande un jet de Manipulation + Animaux. La difficulté dépend de la créature : pour les prédateurs mammifères (loups, chats, chauves-souris, etc.) la difficulté est de 6, pour les autres mammifères et les oiseaux de proie (rats, chouettes, etc.) la difficulté est de 7, et pour les autres oiseaux et les reptiles (pigeons, serpents, etc.) la difficulté est de 8. Cette difficulté est réduite de –1 si le vampire parle à l’animal dans sa « langue maternelle », et peut être modifiée par les circonstances et l’interprétation (nous vous recommandons chaudement d’interpréter les communications entre animaux et personnages).
Le nombre de réussites obtenues par le joueur indique la force de l’ordre reçu par l’animal. Une réussite est suffisante pour faire suivre quelqu’un par un chat et conduire le personnage au même endroit, 3 réussites permettent de faire espionner quelqu’un durant des semaines par un corbeau, et 5 réussites assurent que le féroce grizzly montera la garde devant le refuge forestier du personnage pendant des mois. La nature d’un personnage joue un grand rôle dans l’approche de ces conversations. Le personnage peut jouer sur l’intimidation, la cajolerie, la curiosité, la raison ou les sentiments. Le joueur doit comprendre qu’il ne joue pas simplement son personnage dans ces situations, mais également la Bête qui est en lui.
Ce pouvoir ne peut forcer un animal à aller à l’encontre de sa nature ou à risquer sa vie. Le grizzli de l’exemple précédent montera la garde devant le repaire d’un vampire et se battra pour le défendre, mais pas contre des ennemis nettement supérieurs en nombre ou contre une créature surnaturelle. Un oiseau de proie pourra harceler une cible, mais pas l’empêcher d’avancer. Un chien domestique, ou un chat de salon pourront sans problème décrire ce qu’ils ont vu, mais ils ne se battront que s’ils n’ont pas d’autres choix, et ils s’enfuiront à la première opportunité.

